oct. 2006
Pour ou contre, tout contre...
Pour ou contre que les réunions du Conseil des Ministres soient un jour transmises en direct par la TV ? (sur une idée lancée en l'air de rien par D. De Villepin et qui est vraiment "une chienne d'idée, faut qu'on la pique avant... (Maxime Leforestier)"...
(ça nous changera des autres émissions de Reality-Show - comment devenir chanteur (euse) alors que mon répertoire culturel et musical se limite à "frère Jacques ? " ou encore "J'ai 50 ans, je suis psychotique, macho et j'aime arracher les ailes des mouches, c'est grave docteur ?", etc.)
Alors ?
Rien de tel que de voir nos ministres se curer le nez, se gratter discrètement l'entrejambe ou même étouffer discrètement un bâillement révélateur de l'immense lassitude devant la lourde tâche - longue comme la Muraille de Chine (les chinois ont le vent en poupe en ce moment, hein ?)
et haute tel le Mûr des Lamentations, du travail à accomplir pour remonter le moral des français...
Travailleurs, Travailleuses, Travaillez donc et taisez-vous !
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SNCF m'a tué !
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Nous apprenons que la SNCF préfère se fournir chez nos cousins canadiens pour moderniser le transport ferroviaire parisien. Alstom doit puer du bec ou le camembert pas frais pour ne pas avoir été choisi ? Trop cher pour toi mon frère ? Que nenni ! Entre toucher le fond et toucher un pot de vin, ce n'est qu'une pirouette verbale que je ne saurais franchir...
Et pendant ce temps là certains (ceux-là mêmes qui ne savent même pas le prix d'une baguette) essayent de nous faire croire qu'ils savent encore crier Cocorico, nous devons lutter pour sauver nos entreprises ! Adieu Pechiney, adieu nos châteaux, adieu nos scientifiques...Non pas que j'ai quelques chose contre les caribous ou autres bestioles cornues, ailées ou poilues, mais cela m'attriste de voir que l'on continue la langue de bois : A qui donc profite le crime ?
Et nous pauvres cons, bientôt on nous fera gober que c'est les chinois qui ont inventés la moutarde...qui me monte au nez !
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Et Ta Dame, ça va ?
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Il faut parler de ses états d'âme ou au moins les coucher sur le papier.
Au pire elles vont continuer à sommeiller comme avant,  au mieux elles vont éveiller quelques chose chez certains.
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Attention scoop !
VLADETAUBERT
(Photo X - Collection privée Gaspashow)

Un petit Boeuf à la guitare avec J.L. Aubert quand j'étais jeune...
Je crois que c'était à la Fnac de Farfouilles-Les-Mains...
Que de souvenirs... Dire que j'ai refusé de partir en tournée avec lui...
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Gaspashow - Chapitre 1
typewriter CHAPITRE 1


- Chef, CHEF !
- Ho Lafraise ! Arrête de beugler dans le couloir, je suis dans mon bureau...
- Chef, on a le suspect. Je vous le laisse en salle d'interrogatoire ?
Lafraise passa la tête à la porte du commissaire Lafeuille qui s'évertuait à essayer d'enlever un bourrage papier de l'imposante imprimante laser qui trônait sur un vieux tabouret. L'imprimante n'était pas de première jeunesse, comme d'ailleurs son patron, l'imposant Hector Lafeuille. Le front rouge, suant à grosses gouttes, ses énormes mains velues étaient mieux adaptées à défoncer le crâne d'un malheureux Dealer de Coke que d'essayer de sortir les bouts de papier déchirés d'une imprimante qui datait de Mathusalem. Le commissaire Lafeuille, tout occupé à pester sur "le matériel merdique que lui fournissait l'Administration", ne remarqua pas tout de suite le type qui essayait presque de se cacher derrière l'inspecteur Lafraise. Pourtant, ce dernier ne mesurait à peine plus d'un mètre soixante-cinq. Et l'escogriffe derrière Lafraise accusait près d'un mètre quatre-vingt-dix sans les cheveux...

À vue d'oeil, le suspect en question, un grand dadais moustachu, cheveux mi-longs châtain-clair et longues tresses d'indien avec une drôle de chemise à motifs de cerises imprimés transpirait à grosses gouttes. Il serrait contre lui un étui de guitare comme si son casse-croute en dépendait ou qu'il avait peur qu'on le lui vole... C'est sûr l'endroit était parfois infesté de voleurs et autres petits escrocs compulsifs, mais tout de même...
- Ouais, ouais ! Finis par répondre Lafeuille. Il était tellement à cran à cause de l'imprimante qu'il sentait bien qu'il avait bien besoin d'une bonne bière ou deux pour se détendre le gosier avant l'interrogatoire.
Et surtout refiler le problème à quelqu'un d'autre - Lafraise par exemple, tiens...
- Lafraise, vous n'êtes pas manchot de vos mains, hein ? (Une petite flatterie ne fait pas de mal pour se le mettre en jambe le Lafraise, pensa Lafeuille)
- Vous allez me regarder vite fait mon problème d'imprimante et moi je prépare le suspect... Grommela négligemment le Commissaire en reboutonnant les manches de sa chemise. Il voyait bien que le cadeau n'avait pas l'air d'enthousiasmer à mort le lieutenant Lafraise. Ni le suspect d'ailleurs qui commençait à ressembler à quelqu'un qui vient de s'enfiler tout un plateau de moules frites pas fraîches...

"Le suspect" en question jeta un oeil livide à la ronde et comme il tomba sur sur celui pas trop amical du commissaire il préféra fixer un point sur son étui de guitare.
- C'est quoi ça, grommela Lafeuille en désignant l'étui tout en se plantant face au type qui sursauta...
Il faut dire que le Commissaire avait un physique de catcheur avec ses 130 kg et ses mains de déménageur breton.
L'autre avait une envie soudaine d’uriner, mais il bégaya en déglutissant :
- Bin, c'est une guitare, une guitoune, quoi... Chuchota presque le type en se raclant sans arrêt la gorge comme s'il essayait de se débarrasser d'une arête coincée dans le larynx.
" Encore un de ces Hippies fumeurs d'herbes qui se dit musicien en croyant que Chopin est une marque de bière..." pensa Lafeuille tout en essuyant son front luisant à l'aide d'un immense mouchoir à petits pois bleus qui avait l'air d'avoir vécu la dernière guerre.
- Je vois bien ! Hurla soudain le Commissaire.
- Il y a pas autre chose là-dedans ? De la Coke, de l'Herbe ou une autre cochonnerie de ce type, hein ?...
... Hop ! La vérité ! Avant que je fouille ? Ajouta encore d'un souffle Lafeuille en prenant le type par les épaules, presque d'un geste paternel.
- Non, non, je n'fume pas, j'bois à peine et c'est que ma Guitoune, là... ma p'tite Yam presque neuve... Elle sonne bien, quoi... je n’ai rien fait, moi... J'dormais tranquille... Se mit à larmoyer le géant des alpages.
- Bon pose ton cul là ! Aboya Lafeuille en désignant une chaise après qu'il eut poussé le type dans la petite pièce à côté de son bureau.
Le type se jeta presque sur la chaise comme sur une bouée en serrant toujours l'étui de sa guitare.
A part une autre chaise, une lampe et la petite table au bois abîmé, la pièce était vide.
Lafeuille s'installa lourdement sur la chaise en face de son "client".
La chaise sous les fesses du Commissaire avait l'air de souffrir autant que le suspect qui sous la faible lumière de la lampe au plafond devenait de plus en plus livide.
- Nom ?
- Le mien ?
- Non ! Celui de ma truite apprivoisée ! Aboya presque Lafeuille.
- Bin, c'est Gaspatcho...Gaspatcho de la Playa... Murmura le type.
- Tu te fous de moi là, non ? Hurla de plus belle le Commissaire en abattant son poing massue sur la table qui trembla jusqu'à Londres.
- Si, Chef, c'est vraiment mon nom. Enrico Gaspatcho De La Playa... (Mine dubitative du Commissaire)...
- Vous voulez mon nom de scène, Patron ? S'exclama soudain encore le type comme s'il venait de gratter une loterie gagnante.
- Oui c'est ça, dis-moi, donc tout... Siffla Lafeuille entre les dents.
- Mon nom de scène c'est Gaspashow De La Playa, Patron ! (Le Commissaire Lafeuille ne moufta pas) et l'autre avait presque l'air déçu. C'est sûr Hendrix aurait fait plus d'effet...
Silence complet, plainte discrète de la chaise de Lafeuille, le "toum, toum, toum" rythmé du doigt du Commissaire sur le bord de la table...
- Tes papiers, ils sont où ? Ajouta encore Lafeuille d'un souffle.
- Ah, ça, j'voudrais bien le savoir, patron !
- Commissaire Lafeuille ! Et pas patron ! Et ils sont où tes papiers ? Grogna le Commissaire.
- J'sais pas pat..., heu, M. Le Commissaire...
- Ah tu sais pas, ah tu sais pas...
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